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Nostalgies de la musique de rue

 

Pierre Gervasoni, Le Monde, édition datée du 26.04.07

 

 

Ils se produisent habituellement au sein de l’Orchestre de Paris ou de l’Ensemble Intercontemporain mais envient les musiciens qui jouent dans la rue… Alors, associés à des amis solistes, ils ont fondé l’ensemble Diabolicus, collectif décidé à faire éclater le cadre du concert classique, et présentent, en création mardi 24 avril, au Théâtre 71 de Malakoff, un programme soigneusement mis en scène, par Lionel Hoche, à la manière de numéros de forains.

 

Le premier diable à sortir de sa boîte est le tromboniste Guillaume Cottet-Dumoulin, qui jaillit d’une armoire pour interpréter la Sequenza V de Luciano Berio. Bonne pioche pour débuter une soirée divertissante ! Cette pièce, qui donne de la voix autant que de la sourdine, a été inspirée au compositeur par le célèbre clown Grock. Tout aussi à sa place dans une amorce de spectacle ludique, la première des Trois Pièces pour clarinette d’Igor Stravinsky est donnée par Philippe Berrod en prenant le public par surprise depuis le fond de la salle.

Cependant, malgré les décors qui détonnent et les costumes qui flashent, on s’imagine plus dans l’univers du mime Marceau que dans celui des fêtes foraines. Même le roboratif Caravan de Duke Ellington (diffusé sous forme d’enregistrement comme, plus tard, Le Cirque des Frères Jacques) s’inscrit dans une tendance onirique qui va caractériser l’expression théâtrale des membres de Diabolicus jusque dans la parade des Forains d’Henri Sauguet.

 

Après quelques jolis tours de passe-passe (notamment du violoncelliste Eric Picard à… la scie musicale) et quelques détours plus (Debussy) ou moins (Bach) heureux, c’est à Philippe Hersant que revient l’attraction principale avec la création de Songlines. Cinq pièces pour sept instruments qui constituent de fabuleux voyages avec les Aborigènes d’Australie, brefs et intenses comme des visions intérieures.

 

 

PRESSE

 

Nostalgies de la musique de rue

 

Pierre Gervasoni, Le Monde, édition datée du 26.04.07

 

 

 
    Ils se produisent habituellement au sein de l’Orchestre de Paris ou de l’Ensemble Intercontemporain mais envient les musiciens qui jouent dans la rue… Alors, associés à des amis solistes, ils ont fondé l’ensemble Diabolicus, collectif décidé à faire éclater le cadre du concert classique, et présentent, en création mardi 24 avril, au Théâtre 71 de Malakoff, un programme soigneusement mis en scène, par Lionel Hoche, à la manière de numéros de forains.

 

        Le premier diable à sortir de sa boîte est le tromboniste Guillaume Cottet-Dumoulin, qui jaillit d’une armoire pour interpréter la Sequenza V de Luciano Berio. Bonne pioche pour débuter une soirée divertissante ! Cette pièce, qui donne de la voix autant que de la sourdine, a été inspirée au compositeur par le célèbre clown Grock. Tout aussi à sa place dans une amorce de spectacle ludique, la première des Trois Pièces pour clarinette d’Igor Stravinsky est donnée par Philippe Berrod en prenant le public par surprise depuis le fond de la salle.

       

        Cependant, malgré les décors qui détonnent et les costumes qui flashent, on s’imagine plus dans l’univers du mime Marceau que dans celui des fêtes foraines. Même le roboratif Caravan de Duke Ellington (diffusé sous forme d’enregistrement comme, plus tard, Le Cirque des Frères Jacques) s’inscrit dans une tendance onirique qui va caractériser l’expression théâtrale des membres de Diabolicus jusque dans la parade des Forains d’Henri Sauguet.

 

        Après quelques jolis tours de passe-passe (notamment du violoncelliste Eric Picard à… la scie musicale) et quelques détours plus (Debussy) ou moins (Bach) heureux, c’est à Philippe Hersant que revient l’attraction principale avec la création de Songlines. Cinq pièces pour sept instruments qui constituent de fabuleux voyages avec les Aborigènes d’Australie, brefs et intenses comme des visions intérieures.

 

 

 

PRESSE

Nostalgies de la musique de rue

 

Pierre Gervasoni, Le Monde, édition datée du 26.04.07

 

 

Ils se produisent habituellement au sein de l’Orchestre de Paris ou de l’Ensemble Intercontemporain mais envient les musiciens qui jouent dans la rue… Alors, associés à des amis solistes, ils ont fondé l’ensemble Diabolicus, collectif décidé à faire éclater le cadre du concert classique, et présentent, en création mardi 24 avril, au Théâtre 71 de Malakoff, un programme soigneusement mis en scène, par Lionel Hoche, à la manière de numéros de forains.

 

Le premier diable à sortir de sa boîte est le tromboniste Guillaume Cottet-Dumoulin, qui jaillit d’une armoire pour interpréter la Sequenza V de Luciano Berio. Bonne pioche pour débuter une soirée divertissante ! Cette pièce, qui donne de la voix autant que de la sourdine, a été inspirée au compositeur par le célèbre clown Grock. Tout aussi à sa place dans une amorce de spectacle ludique, la première des Trois Pièces pour clarinette d’Igor Stravinsky est donnée par Philippe Berrod en prenant le public par surprise depuis le fond de la salle.

Cependant, malgré les décors qui détonnent et les costumes qui flashent, on s’imagine plus dans l’univers du mime Marceau que dans celui des fêtes foraines. Même le roboratif Caravan de Duke Ellington (diffusé sous forme d’enregistrement comme, plus tard, Le Cirque des Frères Jacques) s’inscrit dans une tendance onirique qui va caractériser l’expression théâtrale des membres de Diabolicus jusque dans la parade des Forains d’Henri Sauguet.

 

Après quelques jolis tours de passe-passe (notamment du violoncelliste Eric Picard à… la scie musicale) et quelques détours plus (Debussy) ou moins (Bach) heureux, c’est à Philippe Hersant que revient l’attraction principale avec la création de Songlines. Cinq pièces pour sept instruments qui constituent de fabuleux voyages avec les Aborigènes d’Australie, brefs et intenses comme des visions intérieures.

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Eric Picard

Premier prix du Concours international Finale Ligure, Éric Picard est nommé à l’âge de 23 ans Premier violoncelle solo de l’Orchestre de Paris. Conjointement au travail qu’il mène à l’Orchestre de Paris, il assure le poste de Premier violoncelle solo du World Orchestra depuis sept ans et, avec une sensibilité particulière au répertoire contemporain, mène une carrière de soliste et de chambriste sur le plan international. La création en 2002 de l’ensemble Diabolicus concourt à mettre en œuvre des questionnements sur la forme du concert et le métier de musicien, en impliquant des compositeurs contemporains dans le processus de création d’un programme.

 

En soliste, Éric Picard se produit en Serbie (Belgrade, Novi Sad), au Canada, au Japon (Bunka Kaïkan de Tokyo, Osaka, Nagano) au Concertgebouw d’Amsterdam, à la Musikhalle de Hambourg… À Paris, il interprète notamment l’Épiphanie de Caplet, le Concerto de Schumann, Schelomo de Bloch, la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus-Christ de Messiaen aux côtés d’Yvonne Loriod, le Triple Concerto de Penderecki en création française et Don Quichotte de Strauss. Ses prestations sous la direction de Marc Soustrot, Christoph von Dohnanyi, Christoph Eschenbach, Kent Nagano ou Wolfgang Sawallish sont unanimement saluées par la critique (« un musicien au goût sûr et personnel, au jeu généreux mais jamais excessif », Le Monde). Marc-André Dalbavie compose actuellement une pièce pour violoncelle seul dédiée à Éric Picard, qui la jouera en création mondiale lors de l’édition 2007 du Festival Messiaen.En musique de chambre, il a pour partenaires Christoph Eschenbach, Philippe Berrod, Florent Boffard, Alain Damiens, Claire Désert, Brigitte Engerer, Hae-Sun Kang, Victoria Mullova, Laurent Naouri, Cédric Tiberghien. Il se produit également avec des solistes de l’Orchestre Philharmonique de Berlin au Suntory Hall de Tokyo. La saison prochaine, il jouera à plusieurs reprises Messagesquisse de Pierre Boulez, et le trio avec piano ainsi que le duo avec clarinette de Pascal Dusapin.Violoncelle solo du World Orchestra depuis 2001, il partage ce poste avec les solistes de l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam, de l’Orchestre Symphonique de Londres et de l’Orchestre de la Radio Bavaroise. Il joue ainsi sous la direction de Bernard Haitink, Zubin Mehta et Lorin Maazel, aux côtés des musiciens des orchestres philharmoniques de Berlin, de Vienne, de la Staatskapelle de Dresde ou de l’Orchestre Symphonique de Boston.

 

En 2002, il fonde l’ensemble Diabolicus dont il est directeur artistique. Mu par une réflexion sur la forme du concert, à la recherche de collaborations suivies et engagées dans tout le processus de création d’un programme, il travaille ainsi avec des compositeurs contemporains et des solistes internationaux. Programmé à Barcelone pour l’ouverture de l’exposition Dali (2004), le concert intitulé Une séance de travail surréaliste prélude à d’autres concerts européens, notamment en collaboration avec Dietrich Henschel à Salamanque (Sérénade op. 24 de Schoenberg et transcriptions de Webern). Diabolicus donne également plusieurs concerts au Théâtre du Châtelet aux côtés de Dietrich Henschel (création mondiale des Six pièces pour quintette à cordes et harpe et transcriptions de jobst Liebrecht, Le Chant de la terre dans la version pour orchestre de chambre de Schoenberg et Riehn) puis s’engage dans la conception de deux concerts Mozart avec Menahem Pressler : l’ensemble, s’élargit à trente-cinq musiciens (issus de l’Orchestre de chambre d’Europe, de l’Ensemble InterContemporain, de l’Orchestre de Paris et de l’Orchestre National de France). Les autres programmes de Diabolicus, conçus pour des formations de chambre, ont été créés aux Bouffes du Nord, à l’Opéra Comique ou au Festival d’Aix-en-Provence et comprennent tous une création, commandes ayant été passées à Luis Naon, Martin Matalon, Marc-André Dalbavie et Bruno Mantovani. Pour son dernier projet, Diabolicus a fait appel à Philippe Hersant ainsi que, pour le travail scénique, au chorégraphe Lionel Hoche.

 


 

La discographie d’Éric Picard comprend notamment un disque des trios de Fauré et de Vincent D’Indy ainsi que l’enregistrement de N’Shima de Xénakis récompensé par le Grand prix de l’Académie Charles Cros.

 


*

 

 

Étudiant au CNSM de Paris dans les classes de Maurice Gendron, de Philippe Muller et de Roland Pidoux, Éric Picard a poursuivi ses études en troisième cycle après avoir obtenu ses Premier prix de violoncelle et de musique de chambre. Dans le même temps, il a notamment travaillé avec Paul Tortelier, Natalia Chakovskaïa, Janos Starker, Boris Pergamenchikov et Siegfried Palm.

 


 

Lorsqu’il est nommé Premier violoncelle solo à l’Orchestre de Paris en 1989, Éric Picard est professeur au Conservatoire national d’Auxerre – un poste qu’il occupe de 1986 à 1992. C’est à l’étranger qu’il poursuit ponctuellement son travail de pédagogue, lors de master classes, au Japon et au Canada (Toronto).

 


Philippe Berrod

 

Philippe Berrod dans Non classé moz-screenshotmoz-screenshot-1 dans Non classémoz-screenshot-2

    Philippe Berrod entre premier nommé au C.N.S.M de Paris, obtient un premier prix à l’unanimité, et poursuit un cycle de perfectionnement. Lauréat de nombreux concours internationaux (Paris, Vierzon, Prague, Reims, Trappani, Fondation Menuhin, Prix du ministère de la culture), il est nommé Soliste à l’Orchestre de Bretagne, puis clarinette basse solo à l’Orchestre Philharmonique de Radio France et devient, en 1995, Premier clarinettiste Solo de l’Orchestre de Paris sous la direction de Christoph Eschenbach.

Très attaché à vivre une musique « classique », actuelle et vivante, Philippe Berrod s’intéresse particulièrement à la découverte d’un répertoire original pour son instrument : il collabore ainsi avec les compositeurs d’aujourd’hui, et crée les oeuvres pour clarinette solo de Gualtiero Dazzi, Laurent Cuniot, Bruno Mantovani, Olivier Greif, Luis Naon, Philippe Hersant, Alessandro Solbiati… Il parcourt le monde avec l’ensemble Alternance, et est régulièrement invité à jouer en soliste, du Concerto de Mozart (Orchestre Philharmonique de Minsk, Musiciens du Louvre,) au Dialogue de l’ombre double de Pierre Boulez (Brésil, Argentine, Allemagne). On le retrouve sur scène en compagnie de nombreux amis avec lesquels il concrétise son goût pour les sentiers non balisés de la musique vivante, « Jazz connotation Quartet » avec le pianiste Américain Jay Gottlieb, l’ensemble Diabolicus avec le violoncelliste Eric Picard, et musique « yiddish et tzigane » avec les musiciens de l’Orchestre de Paris….

Philippe Berrod dirige des master-classes en France, en Espagne, en Russie, aux États-Unis, au Japon, en Afrique du sud, et fait parti des rares musiciens français invités à jouer en soliste au sein de l’Orchestre de la Radio Bavaroise, de l’Orchestre de Chambre d’Europe, et du Mahler Chamber Orchestra. Il obtient en 2002 le Premier prix Sacem de pédagogie pour son étude sur la clarinette. En 2005-2006, il sera en tournée en Asie (Chine, Japon) et invité à jouer en soliste en Allemagne (Konzerthaus de Berlin, Baden-Baden et Düsseldorf) ainsi qu’au Portugal, en Espagne, au Danemark, en Roumanie, aux Etats-Unis…

Musiciens

photodiabolicusr1.jpg La forme du concert les interroge : quelle déroute imposer à l’habitude, toujours prégnante, et qui sied pourtant si mal au concert ?
Habité par cette question et le désir de l’aborder de front sur la scène, Diabolicus naît en 2001. Dès les premiers programmes, la forte identité des lieux dialogue avec des thématiques ancrées dans un héritage proche : Entartete musik à l’Opéra Comique et aux Bouffes du Nord, Les Tambours de Calanda – Un concert surréaliste et Musiques de film dans le décor 1900 de la Salle Poirel à Nancy… Le début du XXe siècle et les premières lueurs du XXIe s’y entretiennent dans des programmes soudés par une œuvre contemporaine – commandes ayant été passées à Luis Naon, Martin Matalon, Marc-André Dalbavie, Bruno Mantovani et Philippe Hersant – et dont l’autonomie reste déterminante. En fouillant les caractéristiques propres du concert et en animant la vie qui s’y cache, Diabolicus reconsidère perpétuellement des œuvres et des contextes de création. Où la prise de risques est inéluctable, qui existe par la suppression de garde-fous habituels pour les instrumentistes comme par la curiosité de rencontrer de fortes personnalités.
Constitué d’un noyau de solistes de l’Orchestre de Paris, l’ensemble s’élargit selon les occasions, et réunit des personnalités musicales rencontrées au gré de collaborations extra-orchestrales. En 2004 et 2005, Diabolicus s’étoffe jusqu’à compter trente-cinq musiciens pour deux Moments musicaux au Théâtre du Châtelet, avec Dietrich Henschel et avec Menahem Pressler.
Avec Dietrich Henschel, la démarche de travail n’intègre pas la notion d’ensemble dirigé par un chef, mais s’établit d’emblée dans la musique comme une collaboration amicale. Diabolicus choisit alors de renouveler l’expérience d’une alchimie commune fondée sur l’amitié pour l’enregistrement d’un disque à paraître chez Naïve/Ambroisie.

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Septembre 2007

 

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