photodiabolicusr1.jpg La forme du concert les interroge : quelle déroute imposer à l’habitude, toujours prégnante, et qui sied pourtant si mal au concert ?
Habité par cette question et le désir de l’aborder de front sur la scène, Diabolicus naît en 2001. Dès les premiers programmes, la forte identité des lieux dialogue avec des thématiques ancrées dans un héritage proche : Entartete musik à l’Opéra Comique et aux Bouffes du Nord, Les Tambours de Calanda – Un concert surréaliste et Musiques de film dans le décor 1900 de la Salle Poirel à Nancy… Le début du XXe siècle et les premières lueurs du XXIe s’y entretiennent dans des programmes soudés par une œuvre contemporaine – commandes ayant été passées à Luis Naon, Martin Matalon, Marc-André Dalbavie, Bruno Mantovani et Philippe Hersant – et dont l’autonomie reste déterminante. En fouillant les caractéristiques propres du concert et en animant la vie qui s’y cache, Diabolicus reconsidère perpétuellement des œuvres et des contextes de création. Où la prise de risques est inéluctable, qui existe par la suppression de garde-fous habituels pour les instrumentistes comme par la curiosité de rencontrer de fortes personnalités.
Constitué d’un noyau de solistes de l’Orchestre de Paris, l’ensemble s’élargit selon les occasions, et réunit des personnalités musicales rencontrées au gré de collaborations extra-orchestrales. En 2004 et 2005, Diabolicus s’étoffe jusqu’à compter trente-cinq musiciens pour deux Moments musicaux au Théâtre du Châtelet, avec Dietrich Henschel et avec Menahem Pressler.
Avec Dietrich Henschel, la démarche de travail n’intègre pas la notion d’ensemble dirigé par un chef, mais s’établit d’emblée dans la musique comme une collaboration amicale. Diabolicus choisit alors de renouveler l’expérience d’une alchimie commune fondée sur l’amitié pour l’enregistrement d’un disque à paraître chez Naïve/Ambroisie.

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Septembre 2007